Presentation Amap Coquilles Saint Jacques

2020
11.16

AMAP Coquilles Saint Jacques – La Marée-rieuse

 

Comment est née « La Marée-rieuse »

La stratégie de l’union Européenne du prix bas a provoqué la surpêche avec comme conséquence la nécessité d’imposer des quotas. Elle a participé à une industrialisation, une concentration et une mondialisation des filières au détriment de la pêche artisanale et de l’équilibre du territoire.

Des millions de tonnes de produits de la mer se promènent d’un bout à l’autre de la planète. Les importations sont en augmentation et les criées ne représentent que 10% des produits halieutiques consommés en France. Les installations ont été dimensionnées à une époque où le poisson arrivait principalement par la mer. Maintenant une grande partie du poisson arrive par la route ou par avion des quatre coins de la planète.
La pêche artisanale et côtière ne peut supporter le coût et le fonctionnement de ces structures.

C’est pourquoi est née « La Marée-Rieuse ».

Etant fille de marin-pêcheurs, j’entends depuis ma plus jeune enfance parler des aléas de la pêche. Les pêcheurs de part leur métier sont isolés du monde extérieur (et la situation n’a jamais étais aussi critique).
D’ailleurs même entre eux les rapports sont difficiles, également lorsqu’ il s’agit de s’unir pour des causes communes. Il faut dire aussi que se sont des hommes de mer, ils n’ont pas trop le temps de s’occuper de tout ca. Acteurs, ils sont le plus souvent victimes d’une évolution qui les dépasse, pris dans l’engrenage de devoir travailler pour vivre, quoiqu’il en coûte.
Mais ce n’est pas pour autant que la cause est perdue, surtout quand il s’agit d’équité et d’œuvrer pour le maintien d’une activité de pêche artisanale. C’est un enjeu fondamental pour le territoire. Cela passe nécessairement par une meilleure valorisation de la production des bateaux.
C’est ainsi qu’après un an et demi de recherches et d’essais dans les filières habituelles que j’ai découvert les A.M.A.P
De ce fait il me semble que« La Marée-Rieuse »et les A.M.A.P on un langage commun :

Un partenariat équitable entre vous et nous.
Expliquer ses méthodes de production en « pêche contrôlée »
La fraicheur, pêché aujourd’hui, demain dans vos assiettes.
La qualité par le respect de l’environnement.
La proximité en aidant à la relocalisation de l’économie.

  • La convivialité grâce au lien directe entre vous et nous.
    Porter les colis sur le lieu de distribution

2-Le projet de « La Marée-rieuse »

Cette crise de la pêche qui occupe désormais les médias, prend le citoyen à témoin. Il l’est à plusieurs titres. Par le porte-monnaie tout d’abord. Le prix du poisson sur les étals est à la hausse et il est le premier à en pâtir.
On lui demande ensuite d’agir en citoyen, il devrait se munir d’une liste de poissons et de zones de pêche pour faire son marché afin de n’acheter aucun aliment à boycotter. Il le constate sur les étals, le poisson présent n’est plus le même. Il y a de nouvelles espèces inconnues venues de loin ou des profondeurs, il y a des produits industrialisés bon marché issus de l’aquaculture, il y a aussi les poissons qui se font rares ou chers. Enfin, il y a une floraison d’étiquettes
d’origines, de moyens de pêches et de zones géographiques. Bien présente sur l’étal du poissonnier, la crise est difficile à décrypter.
Un concept de décroissance est utilisé pour contester l’idée selon laquelle la croissance économique initiée à la révolution industrielle pourrait être durable, en raison notamment de la
raréfaction des ressources naturelles et des dommages sur l’environnement. Un concept qui
repose sur le constat que les indicateurs économiques n’évaluent pas le coût environnemental
de l’exploitation des ressources naturelles, et ne prennent pas en compte la finitude des
quantités de ressources non renouvelables (pétrole, minerais). Concrètement, c’est consommer
moins, produire moins, pour mieux vivre !

Exemple :

Un contrat avec le collectif de bateaux de la « Marée-rieuse » et des A.M.A.P .Pourquoi un
collectif : car certains bateaux ne pêchent pas en quantité suffisante pour pouvoir satisfaire une
AMAP, pour d’autres c’est l’inverse. Certains ne peuvent pas ce permettre d’acheter un camion

frigorifique…

C’est à ce moment qu’intervient « la Marée-rieuse » qui aurait pour rôle de mettre en relation
bateaux et consommateurs ainsi que de répartir et livrer les coquillages et crustacés.
Une fois par mois (le temps de faire un test, pour établir le nombre de fois où le bateau doit
sortir pour rentabiliser son affaire (voir si il y aurait une solution pour ne plus aller en criée), (le

bateau sortira en mer 20 fois au lieu de 27 = moindre coup de carburant)

Le but de la « Marée-Rieuse »

Faire un test sur 3 ans avec divers armements, tel que le « Saltimbanque » un chalutier :

Coquilles Saint-Jacques, praires, et poissons ; « La Nounoute » chalutier: Coquilles Saint-Jacques ; « L’Equinoxe » caseyeur : Homards, tourteaux, araignées, et bulots…

L’idée : Regrouper divers pêcheurs et organiser une coopérative en partenariat avec les AMAP et pouvoir créer un collectif encore plus étendu, pour pouvoir repêcher les bateaux en grande difficulté

Objectifs majeurs : Préserver l’existence et la continuité de la pêche artisanale – Participer à la sauvegarde des espèces

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