AMAP Produits laitiers de vache

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L’AMAP avec les Prés d’Artemare


15.09
2021

L’Amap avec les Prés d’Artemare

Les Amis de la Ferme crée un partenariat avec Les prés d’Artemare en 2010, sous forme initialement de commandes trimestrielles, puis semestrielles en 2011 pour finalement mettre en place un contrat annuel avec ses adhérents à partir de 2013.

Le contrat annuel prévoit 10 distributions avec une suspension en août et en janvier.

A l’origine, la ferme des prés d’Artemare proposait une gamme plus réduite de produits : palet au lait cru, tomme, fromages blancs, lait cru et délices de lait (apparentés à des petits suisses crémeux). Aujourd’hui, au fil du temps, l’offre s’est accrue, puisque nous pouvons commander en plus des produits cités : de la crème fraiche, du beurre, des crèmes au chocolat, du riz au lait, et depuis cette année un nouveau fromage à croûte lavée apparenté à un Pont l’Evêque ou un Maroilles

Les adhérents remplissent un contrat d’une année pour 10 livraisons, ainsi qu’une fiche de commande de produits qui ne changera pas au cours de l’année (sauf cas exceptionnel)

Ils versent le montant de leur commande annuelle sous forme de chèques qui seront remis chaque mois à la productrice lors de la livraison.

La distribution des produits commandés se déroule au rythme d’un lundi soir par mois en direct avec la productrice Sophie Grenier aidée du référent de l’amap produits laitiers.

Les adhérents du sud viennent chercher leurs produits sur le lieu de la distribution : ce temps de distribution constitue un précieux temps de rencontre et d’échange entre la productrice Sophie et les consommateurs de ses produits.

Les adhérents du plateau envoient un(e) livreur(se) pour remonter l’ensemble de leurs produits qui sont déjà ensachés à leur nom ; ils ne bénéficient pas du contact en direct avec la productrice, mais peuvent s’appuyer sur leur coordinateur et référent relais qui les représente pour faire remonter pour eux toutes les demandes et informations qui les concernent.


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La ferme Les Prés d’Artemare


15.09
2021

La ferme Les Prés d’Artemare est une ferme familiale, située en Seine-Maritime, près de la côte, entre Fécamp et Dieppe.

Notre ferme associe à la fois l’élevage laitier et les grandes cultures, comme cela se fait beaucoup en Pays de Caux. La cour de la ferme est un vaste clos-masure typiquement cauchois : grande cour herbagère, plantée de pommiers et entourée de talus plantés de hauts arbres.

Nous travaillons 100 ha de terres dont 40 ha en prairie, 20 ha en luzerne et le reste en céréales (pour les animaux ou pour la vente) et lin textile. Nous sommes en agriculture biologique sur toute la surface depuis 2012.

Nous élevons une 60aine de vaches laitières (à dominante normande mais il y a beaucoup de métissage !) ainsi que leur descendance, ce qui fait environ 100 à 120 animaux. Les vaches sont nourries quasi exclusivement d’aliments de la ferme : pâturage le plus possible, ensilage de luzerne, foin, céréales, sauf en 2020 où nous avons dû compléter du fait de la sécheresse. Nous craignons que cela se reproduise régulièrement…

 

Nous transformons environ la moitié du lait en fromages, fromages blancs et autres desserts lactés ainsi que beurre et crème dans notre fromagerie, construite en 2007 à côté de la salle de traite. Nous travaillons avec une majorité de levain naturel et le moins possible d’ingrédients extérieurs. Nous tentons de réduire la quantité de déchets plastiques en favorisant l’achat en vrac sur nos marchés et l’utilisation de pots en verre. C’est un sujet à creuser, bien compliqué !

Mathieu et moi Sophie, sommes associés (en plus d’être mariés…) pour gérer la ferme et nous employons également 4 personnes à temps plein ou partiel (Sophie et Laetitia à la fromagerie, Sabine et Jules à la ferme) ainsi que nos parents (Marie-Odile et Jacques, mes parents, paysans avant moi ainsi que Catherine, la maman de Mathieu) pour quelques heures d’aide à l’entretien, la livraison ou la vente. Presque une communauté !  Mathieu est très engagé dans la défense de la filière lait bio et le groupe Climat local, Sophie est élue de la Confédération Paysanne dans le département.

Cette année, l’arrivée de Jules dans notre équipe a permis de lancer une nouvelle production : nous allons faire du pain à la ferme à partir de notre blé ! Pour l’instant ce sera exclusivement pour une vente à la ferme.

Le changement climatique nous soucie beaucoup mais nous sommes portés par tous les progrès que nous avons à faire dans notre métier, les projets divers, les femmes et les hommes que nous rencontrons ou qui nous accompagnent.

Où sommes nous ?


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AMAP Produits Laitiers


29.03
2021

L’année 2020 aux Prés d’Artemare

Cette année, comme beaucoup d’années agricoles, a été marquée par son climat contrasté. Nous ressentons avec inquiétude les effets du changement climatique, de façon plus intense chaque année.
L’hiver particulièrement pluvieux a inondé notre cour (et même nos caves !) et a obligé nos vaches à rester à l’abri jusqu’en mars.Le beau temps est arrivé soudainement (rappelez vous le début du confinement…) et est resté sec ce qui a permis aux vaches de sortir (il faut les voir galoper vers les verts pâturages !) mais a asséché trop rapidement les sols détrempés qui se sont retractés et sont devenus très difficiles à travailler.

Nos céréales ont beaucoup souffert de cette humidité hivernale et de ce printemps sec qui a suivi : nous avons eu une récolte historiquement faible (à l’échelle de notre ferme en tout cas) en 2020. Nous avons du acheter des céréales à un collègue pour nos animaux.
Le lin semé en avril, n’a presque pas eu de pluie avant juin, nous avons cru que nous ne pourrions même pas le récolter tellement il était court. Il servira sûrement à faire de la corde (bio !) mais pas de beaux habits*. Cette très mauvaise récolte généralisée en France (le lin fibre est cultivé en Haute-Normandie, les Hauts de France et le nord de la région parisienne) va néanmoins permettre de réguler le marché du lin : l’arrêt du commerce de vêtements, dû aux divers confinements mondiaux, a mis à l’arrêt la vente du lin pendant de longues semaines. Les liniculteurs n’ont pas pu vendre leur récolte 2019 en 2020, elle devrait l’être en 2021. Mais nous aurons perdu un an de revenu de lin.

Chez nous (Pays de Caux), les terres sont très bonnes et résistent assez longtemps au manque d’eau ce qui a permis une bonne pousse de l’herbe au printemps et donc une bonne alimentation pour nos animaux. Nous nous sommes ensuite vite inquiété, dès le mois de mai, le temps restant sec et frais. Nous avons donné un complément à nos vaches laitières dès juillet.
Les récoltes d’herbe et de luzerne qui constituent notre stock fourrager pour l’hiver ont été beaucoup plus faibles que d’habitude (malgré un très beau foin de luzerne qui sent si bon, c’est rare en Normandie d’avoir tant de temps pour faire du foin !) : foin, foin de luzerne, enrubannage et ensilage. Comme pour les céréales, nous avons acheter du foin à une collègue. Mais nous n’avons pu en trouver assez (le foin bio est une denrée aussi rare et chère que le beurre bio !) , nos pauvres génisses de plus de 1 an devront cette année se contenter de paille à la place du foin. Celui-ci est réservée aux petites génisses
de moins de 1 an.

Nous avons dû vendre quelques vaches pour adapter la taille du troupeau à notre stock de fourrage, nous avons donc un peu moins de lait à transformer et à vendre cette année.
Les pluies d’automne ont été bienvenues et nous ont permis de prolonger la saison de pâture. Les vaches et les génisses ne sont rentrées en bâtiment qu’autour du 1er décembre, novembre ayant été idéalement sec et doux pour que les sabots des vaches ne labourent pas les prés et que l’herbe pousse encore doucement. Maintenant que les premières gelées sont arrivées, tout le monde est à l’abri et les prairies se reposent pour reverdir de plus belle dès février prochain.
Le confinement de mars nous a assez légèrement impacté car nous ne faisons qu’un marché à l’extérieur et la suppression de celui-ci a été quasiment remplacé par l’augmentation de nos ventes à la ferme. Nos employés sont venues travailler en mars et avril sans se poser de questions et nous avons eu la chance que personne ne soit malade.
Comme beaucoup de français, notre année 2020 aura été assez difficile et nous manquons de trésorerie pour faire face à l’hiver. Mais notre ferme a de l’ancienneté et a les reins solides, nous ne sommes pas trop inquiets pour la suite. Nous croyons à l’avenir de l’agriculture bio et nous avons encore plein de projets !
En ce qui concerne la fromagerie, pas de nouveautés cette année, il y en avait assez de choses à gérer sur la ferme ! Cependant vous remarquerez que les tarifs 2021 ont légèrement augmenté (environ 5 %) pour toutes les raisons décrites précédemment.
Nous avons toujours 4 employés, plus la participation active de nos parents, nous sommes 9 à vivre autour de la ferme, presque une collectivité !